mardi 10 février 2015

Torchons, serviettes et raccourcis de l’impossible

Des homophones dans tous leurs états. Résoudrez-vous cette énigme ?
Homophones, devinette
« D'après moi ça s'écrit… Non ! Peut-être pas… »
On vous a sûrement déjà posé ce genre de colle dans votre vie [c’était un frère ou une sœur, un copain dans la cour de récréation, un collègue de travail, ou encore ce monsieur bien gentil mais un peu raseur qui vous a accosté un jour dans une file d’attente]. Peut-être même vous a-t-on posé cette question plusieurs fois à quelques années d’intervalle. Et là, vous vous êtes dit : « Zut, il y a un truc, c’est quoi déjà la réponse ? »
Cette fameuse devinette concerne les homophones, ces mots qui s’écrivent différemment mais se prononcent de la même manière (par exemple par monts et par vaux, et non par veaux ; boire dans un verre et non dans un ver, etc.).
Voici quelques jours, une cousine m’a envoyé l’une des innombrables versions de ce casse-tête à la mode hexagonale : « Dans une main, j’ai un ver de terre ; dans l’autre, un verre d’eau. J’ouvre les deux mains et les deux (ver…) tombent. Comment faut-il écrire "ver…" ? »
Allez ! Pour ceux qui n’ont jamais eu à réfléchir à ce type de problème, je laisse encore quelques secondes (tic-tac, tic-tac…). Ça y est ? Vous n’avez pas trouvé ? Changez la donne : demandez-vous ce que vous diriez si vous aviez entre les mains une pomme et une orange. En relâchant vos dix doigts, vous aurez beau faire, vous ne laisserez tomber ni deux pommes, ni deux oranges, ni deux « pomranges ».
Cette devinette, vous l’avez compris, brille par son absence de réponse. La seule échappatoire : éviter ce raccourci de l’impossible en répétant les deux termes (j’ouvre les deux mains et le ver et le verre tombent), ou trouver un terme générique lorsque cela est possible (« fruits », dans le cas de la pomme et de l’orange).
 

Un tour de passe-passe

« Non, non, non ! Ce n’est pas vrai, il y a une réponse à cette question », me crient plusieurs voix indignées. Bon, d’accord ! Des petits malins ont effectivement réussi à contourner le problème en préconisant d’écrire entre crochets, et phonétiquement, [vɛr]. Déjà, si vous avez l’habitude de voir une telle écriture au cœur d’un livre ou d’un journal, n’hésitez pas à me le faire savoir. Et puis, vous aurez beau faire, un tour de passe-passe n’empêchera jamais un ver et un verre, un pair et un père, une mer et une mère, de même qu’une pomme et une orange ou des torchons et des serviettes… d’être de natures différentes.
J’ai une devinette : un sot portant un seau tombe par terre. On relève les deux [s…]. Comment écririez-vous [s…] ?

À Rennes où à Brest, améliorez votre expression écrite avec Un monde sans fautes !

1 commentaire:

  1. Hi hi, je contourne en disant : un sot portant un seau tombe par terre. On relève les deux (sans autre précision...).

    J'ai gagné ? Bon, je sais, c'est un peu "de la triche"...

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